Quelle est la place de l"humour, de la dérision, de l'autodérision dans une dynamique pédagogique qui vise les "spécialistes du savoir" sachant que les intégristes sont légions dans les métiers de l'éducation et de la formation, où leur savoir ou supposé tel fait souvent rempart à une ahurissante pauvreté d'autocritique ?

Personnellement, j'aime utiliser l'humour dans l'espace pédagogique, le considèrant à la fois comme variation du régistre du langage (souvent nécessaire pour faire passer des choses) et aussi lieu de decristallisation de la pensée.

Sur Azimuts, le blog du e.learning, cet exercice m'est assez courant. A l'usage de ceux qui n'arrivent pas à voir ce qui s'exprime derrière humour et autodérision (et des autres), j'ai écrit sur ce blog une très sérieuse introduction philosophique à la chose, suivie d'une réflexion sur la différence entre l'humour constructif et l'humour pervers visant à destabiliser autrui.

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