Nous rappelant que :
    "Réaliser un ouvrage de maçonnerie, s’adonner à des travaux de peinture, entretenir sa voiture, cultiver son jardin, lire, jouer au football, discuter avec ses voisins, pour ne citer que quelques exemples, ne requièrent ni maîtrise des pourcentages, ni effort de conceptualisation, mais plutôt une habileté, des tours de mains, une expérience, du savoir-vivre, un savoir communiquer.
    A cet égard, plutôt que de considérer la non-maîtrise des technologies nouvelles de communication telle que le t’chat, comme un manque à combler, interrogeons-nous sur la carence initiale à communiquer « naturellement » que ces technologies révèlent parfois, pour peu que l’on analyse les messages échangés !
    Par ailleurs, le discours dominant sur les TIC et le niveau d’abstraction qu’elles supposent, occulte le fait que pour de nombreuses activités, leur usage reste une alternative."
il pointe du doigt ce que nous ne voulons pas voir, à savoir que le projet humain est aujourd'hui en très mauvaise posture, que la sociète cognitive ne peut pas et ne doit pas vouloir se structurer sur la seule maîtrise technique.

Que dire bonjour à ses voisins, s'enquièter de la petite vieille du 2e étage, savoir créer des relations "humaines", aller vers l'autre, sont aussi des compétences essentielles de la formation tout au long de la vie (c'est à dire du processus d'hominisation et d'adultisation") et que, de ce point de vue, les idiots et les exclus ne sont pas forcement ceux qui ne maîtrisent pas les TIC.

Tout l'enjeu de la modernité est de faire tenir à l'intérieur d'un projet politique cohérent les évolutions positives de la relation à l'autre et les évolutions technologiques visant la relation à distance et le développement de nouvelles "Hypomnemata" (très ancien mot grec, commenté par Michel Foucault dans le texte "L’écriture de soi", qui désigne les supports de mémoire artificielle).

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