Quel rôle joue l’enseignement à distance dans la mise en œuvre du droit à l’éducation ?

En fin d'après-midi de la même journée, lors de la réunion ouverte du bureau exécutif du Comité mondial pour l'éducation et la formation tout au long de la vie, l'on parle du projet du premier forum à organiser par le comité, en novembre ou décembre 2007, à Paris.

Nous nous accordons sur le fait qu'il est important de parler du droit à l'éducation (et du droit à la formation aussi).
Mais une des participantes à la réunion remarque que dans cette exigence au droit il y a une dimension revendicatrice qui la gêne, et qu'elle préférerait que l'on parle "d'accès à", plutôt que de droit.

J'ai trouvé cette remarque intéressante. La question du droit reste à débattre.

Nous vivons dans un monde extrêmement clivé.
D'un côté une société occidentale, riche, où le culte du moi a donné lieu à une expression des droits de la personne sur le mode de la revendication personnelle ou identitaire, quitte à que ce droit revendiqué s'oppose aux valeurs collectives et à la socialité qui en découle.
De l'autre, des milliards de pauvres et d'exclus, vivant souvent sous le joug de régimes dictatoriaux et/ou corrompu, à qui l'accès au droit de l'Homme est nié par le pouvoir en place.

Comment, dans le cadre de la mondialisation, positionner ce droit, alors que l'abus de la part des uns de cette notion se confronte avec la négation aux autres de leurs droits fondamentaux ?

Personnellement, je crois que nous devons toujours raisonner en terme de couple droits/devoirs, et même que nous devons partir des devoirs inaliénables pour soutenir et défendre des droits inaliénables.
Je veux dire par là que c'est parce que chaque être humain a le devoir d'être un être de conscience et de responsabilité, parce qu'il est appelé à participer pleinement au projet humain, à l'hominisation de l'Homme, qu'il a des droits.

On a des droits parce que l'on a des devoirs, et que l'accomplissement de ces devoirs humains présuppose des droits fondamentaux sans lesquels notre participation unique et individuelle au développement de notre humanité est impossible.

Voir en tout Homme sa possibilité de contribution à notre évolution commune, nous rappeler que cette contribution n'est pas que possibilité mais exigence éthique, voilà ce qui ouvre à mon avis le droit inaliénable à l'éducation et à la formation tout au long de la vie.

Voir et répondre à l'appel à contribution de "Distance et savoirs".
Le site de la revue Distance et savoirs.
Le site du Comité mondial pour l'éducation et la formation tout au long de la vie.

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Adrien Ferro Consultant en Formation, Professionnalisation et Réseaux
Président de l'association Novantura