Voilà une plate-forme documentaire pleine de bonnes intentions, construite d'emblée pour un projet collaboratifs de co-constructions de dynamiques d'apprentissages et de contenus (je n'appelle pas un contenu en ligne une « ressource en ligne », comme le savent ce qui suivent fidèlement mes écrits depuis des années).

Les objectifs du projet reposant sur la plate-forme sont ainsi définis :

a) Développer progressivement une communauté virtuelle de professionnels disposés à mutualiser leurs pratiques et leurs outils.
b) Aider à la professionnalisation des professionnels du secteur.


Dans les faits, hélas, la plate-forme "Insernet" d'Addeo résulte être une GED (gestion électronique des documents) quelques peu améliorée, histoire de développer une collaboration d'écriture sur du contenus pédagogique ou toute autre forme de documents, où la dimension séquentielle des interventions possibles risque ne ne pas créer la dimension collaborative souhaitée.

Loin de moi critiquer Addeo pour son travail. Il est clair que le web 2.0 et ses promesses (et pas que ses promesses) n'étaient pas passés par là et que tout va tellement vite que des nouveaux mots de la technologie web et de nouveaux usages apparaissent chaque jour.

Quand au dispositif d'animation de tout cela, il reste encore à définir, et ce n'est pas le forum sur Yahoo avec un dernier message datant du 16 octobre 2006 qui dira le contraire. :(

Alors Adrien, de quel potentiel nous parles-tu ?
Je parle du potentiel du projet en lui-même, mais aussi et surtout de ce que j'ai pu ressentir des mes interlocuteurs.

Notre marché est plein de faux-semblant, justement parce que c'est un marché sans solvabilité directe, le règne du tiers-payant.
Il suffit de parler une "technolangue" quelconque (celle des fonctionnaires européens, celle des institutions étatiques, celle des techniciens "branchés" de tout bord) pour décrocher des sous, sur le mode du vrai-semblable qui fini invariablement avec un beau DVD et un joli site à montrer aux financeurs pour flatter ego et aspirations politiques parfois.
Peut importe ensuite l'usage réel que tout ceci aura à la fin de l'expérimentation, quand les toasts auront refroidis et les lumières seront éteintes.

D'où beaucoup de « collègues » (enfin, presque collègues) qui n'ont pas grand chose à en faire du public final. Il ne paye pas, lui !
Il faudrait repenser les logiques de financement de la formation professionnelle (comme certaines études nous conseillent de faire) et intéresser le client final à la solvabilité du marché, pour mettre un peu de moralité dans tout cela, mais ce n'est pas à l'ordre du jour.

Ça serait l'implosion de la formation professionnelle telle que nous la connaissons en France, l'implosions des structures de formation et de collecte de la taxe.
Et quel gouvernement voudrait la pagaille en ce moment ?

Mais tout comme Jean Guilvout, il y a des personnes, peut être parce qu'ils approchent l'âge de la retraite et ils n'ont plus rien à prouver, que je ressens plus « vraies » que d'autres, sincères et humains dans leur décisions, et que je crois pouvoir aider dans leur projet au nom même de cette « vérité » partagée.

Alors moi, à l'éclosion d'un Inserweb 2.0, véritablement collaboratifs pour l'émergence de pratiques et de ressources (je dis bien ressources et non pas contenus là) communes, j'y crois.

Les hommes avant tout, leur idées, leur volonté.... et un peu de technique quand même !

Le lien vers Inserweb.

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Adrien Ferro Consultant en Formation, Professionnalisation et Réseaux
Président de l'association Novantura