J'ai rencontré l'ancien directeur du département R&D de la Cegos le 7 juin 2007, lors de ma conférence sur le web 2.0 en formation et en professionnalisation.
Il m'a fait don, à cette occasion, de son ouvrage (avec Naïma BOUDA et Agnès WOLFF) "Travail et formation : quels nouveaux dispositifs ?"
J'ai découvert alors, dans ce livre, toute une série de correspondances entre nos pensées du processus de professionnalisation tout au long du travail.
Les intitulés des paragraphes du chapitre "Conséquences sur les acteurs" :
  • Du salarié en formation au salarié acteur de son apprentissage
  • De la formation au travail au travail formatif
  • Du formateur à l'accompagnateur de l'apprentissage
sont assez parlants d'une démarche que j'ai voulu mettre en avant en tant que consultant, et de façon plus militante en quittant Algora (avant sa fermeture, je tiens à le préciser) et en créant Novantura.

Dans l'article "Renouer le lien formation-travail : un impératif et une urgence", Michel Ledru aborde la question de la place de la formation tout au long du travail.
De mon point de vue, il n'y pas en France une question aussi vitale pour le futur de notre dispositif de formation professionnelle.
Le système qui s'appuie sur la taxe professionnelle a montré à la fois ses limites et ses perversions par la constitution d'un dispositifs artificiel, incapable de répondre aux vraies besoins, et basé sur une imputabilité des dépenses de formations à partir de modalités de contrôle administratif sclérosant la réponse formation.
Il nous faut vite sortir d'une organisation qui a, pendant trop de temps, arrangé tout le monde parce que paresseuse, en créant une industrie artificielle basée sur une clientèle captive.
Aujourd'hui, il nous faut saborder ce système à la dérive, tout en garantissant le financement des actions d'insertion et de reclassement, avant qu'il n'arraisonne l'entreprise française, ses besoins de réactivité et d'accompagnement au changement, et penser autrement la relation apprenante spécifique au processus travail et à une société largement connecté à Internet.

Nous avons les outils techniques pour penser une formation "enkystée", comme le retient également Monique Benaily, présidente du Garf.
Qu'est ce qu'il nous manque pour passer à l'acte ? Une vraie vision politique à long terme, et du courage ! Ou, peut-être, d'être au pied du mur !

Pour lire l'article de Michel Ledru, c'est par .