Me voilà de retour des très denses journées de 6e rencontres du FFFOD : "La FOAD au carrefour des chemins", qui se sont déroulées à Bordeaux du 8 au 10 mars 2006.

Pas mal de contacts, de discussions, de questionnements... et d'inquiétudes sur le métier du formateur, dans une société "cognitive", de la formation tout au long de la vie et de l'apprenance. Mais surtout dans la société de l'information redondante, où le couper-coller informationnel, auto-informatif, semble être une façon de savoir prisée par un public de plus en plus nombreux.

Voilà que la modernité de la FOAD, pas encore sédimentée, est déjà dépassée par les nouveaux usages technologiques, par une "googlisation" des savoirs en ligne, par les pratiques d'auto-production collaborative de savoir (notamment par les wikis).
Comment documentalistes et formateurs, travailleurs de l'information et de l'éducation formelle, pourront évoluer dans leurs compétences, dans leurs offres de service, pour accompagner l'évolution d'une société dite cognitive ?
Et surtout, pourquoi ? Il y a-t-il quelque part une nécessité, un devoir d'aide à la formalisation des savoirs ? Où ces inquiétudes seraient tout d'abord des inquiétudes corporatistes ?

J'étais allé à ces trois jours en tant que participant "anonyme". Mais le hasard en a décidé autrement.
Complice la feuille d'info "Le quotidien des 6" rencontres", distribuée chaque jour au participants, et surtout son rédacteur en chef Jean Pionnier (directeur de la publication Revue d'Etudes), j'ai écrit l'éditorial de la fin des rencontres, que voici ci-dessous.

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