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Génération Z




On appelle Génération Z l'ensemble des individus nés au plus tôt après 1990, succédant à la Génération Y, et grandissant avec l'essor des nouvelles technologies. Si le terme est pris comme une réalité objective par les acteurs du marketing, du management, des ressources humaines, des médias et de l’éducation, au risque de se transformer en cliché, il reste questionné par la recherche (sociologie, psychologie, philosophie, neurosciences, sciences de l'information, sciences de l'éducation) et les données statistiques.

1.Éléments de Définition

2. Caractéristiques des Générations Z

3. Génération Z et apprentissages

4. Génération Z : un mythe ?

5. Conclusion

6. Sources

1.Éléments de Définition

Le concept de génération Z définit la tranche de la population succédant à la Génération Y.
Ce terme provient, à l’origine, de la théorie des générations créée par William Strauss et Neil Howe. Les deux auteurs parlent, dans leur livre Generations (1991), d’un cycle de renouvellement des générations. Chaque génération posséderait donc des caractéristiques communes dues aux influences de l’environnement dans lequel elles auraient grandi. Ces influences pouvant être d’ordre politique, économique, technologique.
La génération Z représenterait les personnes nées, selon les sources, de 1989 à 1995 pour s’étendre jusqu’au milieu des années 2000 voire jusqu’à aujourd’hui.
Il s’agit donc d’une population jeune ayant grandi avec les évolutions rapides des technologies comme le Web 2.0, les téléphones portables. Par conséquent, ils sont familiers avec internet, les réseaux sociaux et sont considérés comme hyper-connectés.
C’est pourquoi on parle aussi de génération C (pour Communication, Collaboration, Connexion, Créativité). On trouve aussi les termes d’"homo-numericus", de "generation 9.11", ou "Homeland Generation" (Strauss & Lowe, 2005), issues des attentats du 11 septembre 2001, ou encore de "nouvelle génération silencieuse" (Strauss et Howe) en référence à la génération silencieuse de 1925-1945 née après la crise de 1929, aussi marquante que la crise économique de 2008.
D'un autre côté, le journal USA Today a lancé un concours en 2012 pour choisir le nom de la génération post-Génération Y. Dans cet article, Bruce Horowitz suggère : "But exactly what do you call a generation of techno-junkies? How about Generation Wii ? (...) Or, perhaps, the iGeneration, Gen Tech, Digital Natives and, of course, Net Gen ?" [1]

Les jeunes de moins de 24 ans représentent en 2013 30,8% de la population totale en France (champ : France hors Mayotte Source : Insee, estimations de population-résultats provisoires arrêtés à fin 2012). La part des moins de 20 ans est passée de 25,4 % de la population totale en 2003 à 24,7% (- 0,7 point) : les Générations Z arrivent dans un contexte de vieillissement démographique. Dès maintenant l’âge médian de la population européenne atteint 37,7 ans (29,2 en 1950, 32,1 en 1975), alors que la moyenne mondiale est de 26,5. Il devrait atteindre 45,4 ans en 2025 et 49,5 ans en 2050. [2] [3]

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Les dates attribuées à la naissance et la fin de cette génération se situeraient entre 1990-1995 et 2000-2005 (selon les sources). En fait, leur naissance correspond à la naissance du World Wide Web avec Tim Berners-Lee, puis à celle du web 2.0 (l’expression date de 2003). [4] Face à cette immense liberté offerte par le web 2.0, des prises de conscience marquent aussi cette génération : l’éclatement de la bulle internet en 2000, une conscience politique accrue après le 11/09/2001 : "2038 : Les lumières ont vaincu les ténèbres. Il reste encore bien des choses à changer en 2038, bien entendu, mais il faut se rappeler que tout a commencé en 2012, quand la génération Z a pris la rue, profitant de l'ancêtre de la télépathie, l'Internet, pour se coller à un idéal de conscience universelle véhiculée par toutes les religions et tous les courants philosophiques de la planète. Ils se sont dits «Fuck votre monde qui fonctionne selon le principe «au plus fort la poche». Fuck votre philosophie de toupettes en plastique. Fuck votre musique des années '80! À part U2 tout le reste c'était d'la merde!" [5].

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La génération Z représente un enjeu important en termes de marketing car elle s’apprête à rentrer sur le marché du travail et son pouvoir d’achat est censé s'accroître.
De nouvelles stratégies de communication en rupture avec les stratégies traditionnelles doivent être mises en place. La Génération Z, hyersensible à la nouveauté, est très infidèle aux marques. Elle n’hésite pas à diffuser son avis sur les produits à travers les réseaux sociaux, qu’il soit bon ou mauvais. La stratégie de communication est donc essentielle pour l'entreprise et les lacunes en ce domaine peuvent rapidement conduire à un échec commercial.
Les marques cherchent donc à inclure les consommateurs de cette génération dans le processus de communication afin que ceux-ci deviennent à leur tour des prescripteurs de la marque. Concrètement, les marques doivent affirmer leur présence sur des lieux qui sont chers à la génération Z, les réseaux sociaux à travers un community manager, chargé d’animer des conversations et de fédérer les consommateurs d’un même produit. Cela permet d’instaurer une relation de confiance entre la marque et le consommateur appartenant à cette génération [6]. Ce lien émotionnel est extrêmement important mais il est fragile. Dans le secteur du marketing, la génération Z est appelée "Génération émo" au sens d'émotionnel. D'autre part, leur attention est très facilement distraite. Il faut donc adapter le message afin de le rendre court et attractif. [7]
Enfin, la génération Z représente une cible de marché multiple et changeante. La consommation est pour eux un acte "naturel" et, par conséquent, leurs cycles de consommation sont très courts. Les entreprises doivent donc apprendre à s’adapter et a accélérer le développement de leurs produits, de leur mise sur le marché et de leur communication. On attribue d'ailleurs à Steve Jobs la citation suivante : “Il ne sert à rien de demander aux clients quels produits ils désirent pour demain car le temps que vous mettrez à les développer et à les mettre sur le marché, ce sera déjà trop tard. Les clients voudront déjà autre chose.”

Les entreprises doivent aussi s’adapter, en termes de management, à cette génération qui commence à rentrer sur le marché du travail. La génération Z a une vision du travail différente de leurs aînés. Elle aurait du mal à intégrer les notions de rigidité du lieu de travail et d’horaires. La génération Z éprouvera sans doute moins le besoin d’être présente sur le lieu de travail alors que les technologies permettent aujourd’hui de produire et de communiquer à distance tout aussi efficacement. Elle s'attend donc à ce que l’entreprise utilise ces outils, et notamment les réseaux sociaux de manière naturelle. De ce fait, leur rapport à l’autorité et à la hiérarchie est lui aussi différent. Ils comprennent mal la hiérarchie descendante. Pour eux, tout le monde se situe a priori sur un pied d’égalité afin de travailler dans un cadre plus informel et transparent.
Ils auraient par ailleurs besoin d’être valorisés régulièrement pour les missions qu’ils accomplissent. Ils souhaitent avoir des objectifs précis sans pour autant qu’on leur dicte leur façon de procéder [8] [9].


La notion de génération renvoie en sciences humaines à celle de classe d’âge, de cohorte, , dont la pertinence en tant que variable explicative (une variable explicative pertinente a un effet propre permettant d'expliquer les faits sociaux observés, c’est-à-dire des manières d’agir, de penser, de sentir - Emile Durkheim, Règles de la Méthode Sociologique, 1894), est largement discutée. La classe d’âge est en effet une donnée à la fois biologique et sociale (la période de l’adolescence, par exemple, n’existe pas dans toutes les sociétés, ou son cadrage temporel varie beaucoup d’une société à l’autre).
Aspect statique : les individus composant la Génération Z ont-ils des comportements, valeurs et opinions identiques ?
Aspect dynamique : La Génération Z introduit-elle des changements macrosociaux (changements à l’œuvre dans la société, conflits de générations…) ?
Tous pareils ?
Pour Bourdieu, “La jeunesse n’est qu’un mot” [10], qui cache une vraie hétérogénéité des individus composant une classe d’âge : genre, conditions de vie, zone d’habitation...Dans cette optique, la “Génération Z” ne serait qu’un mot qui donne une impression d’objectivité. Il peut être utile, pour considérer ce que les gens de cette classe d’âge ont en commun, qui les différencie du reste de la population, mais ne doit pas occulter leurs disparités (genre, capital culturel, économique et social, zone géographique).
Ainsi, on observe bien de nouveaux modes d’interaction, mais pas seulement pour les Gen Z : si on constate un brouillage des frontières entre nuit / jour, espace privé / espace public, localisation géographique et virtuelle, une part importante des échanges se fait entre personnes se connaissant déjà dans la vie réelle. Et les plus actifs présentent des similitudes sociales (niveau de diplôme, registre de langue). En fait, "cette plus grande liberté de parole, cet élargissement du cercle relationnel et le souhait de pouvoir choisir ses relations ne sont pas uniquement l’apanage des internautes. Ils reflètent des tendances de fond de la société française. Dans l’enquête « Conditions de vie et Aspirations des Français », la proportion d’individus contestant l’affirmation « La famille est le seul endroit où l'on se sente bien et détendu » ne cesse de progresser, passant de 30% en 1979 à 43% en 2010. C’est un signe, parmi de nombreux autres, de l’appétence pour des liens plus électifs et moins contraints. Les jeunes, et en particulier les jeunes internautes «assidus », en sont cependant les plus convaincus (63%)." [11] [12]

Elles indiquent un décalage persistant entre la Génération Z et la Génération Y : 69% des jeunes de la Génération Z sont satisfaits de ce qui leur arrive contre 33% des adultes de la génération Y qui pensent cela.
- Pour la génération Z, la perception de l’avenir est ambivalente : liberté (45%), projets (42%), expériences (39%), mais aussi difficultés (38%), contraintes (38%) , problèmes (36%).
- Pour la génération Y la vision est très noire : difficultés (54%) , problèmes (50%), risques (42%). [13]

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2. Caractéristiques communes des Générations Z
Beaucoup de chercheurs (neurosciences, sociologie, science de l’information, science de l’éducation, psychologie, philosophie...) aujourd’hui s'accordent à voir dans l’existence, le rôle et les usages des nouvelles technologies un élément spécifique de définition des enfants de la Génération Z : ce sont bel et bien des Digital Native. Pour eux, le numérique concentre tout à la fois : le livre et la presse, la télévision et le téléphone, la radio et le cinéma et les jeux de société, l’écriture et la lecture. Or “les usages du numérique sont si multiples -s’informer, se divertir, acheter et vendre, jouer et s’instruire et communiquer, qu’il est bien difficile d’enfermer cette grande mutation dans un schéma unique.” (J.F Dortier, l’avènement de l’homo numericus, Revue Sciences Humaines, n° 252, octobre 2013, p29)

Pour autant, quelques acquis de recherches ressortent désormais concernant les usages du numériques de la Génération Z. En l’espace d’un an, entre 1999 et 2000, le taux d’équipement en téléphone portable des 18-29 ans bondissait de 41% à 70%. Quelques années plus tard, entre 2002 et 2003, leur taux d’accès à Internet passait de 27% à 41%. [14] Même les 12-17 ans, qu’on aurait pu imaginer freinés par leur manque d’autonomie financière, restent, au fil du temps, toujours en avance sur les plus de 30 ans et se révèlent comme de puissants moteurs de la diffusion de ces technologies dans les foyers (Source : CREDOC, enquêtes « Conditions de vie et Aspirations des Français », données issues de travaux conduits pour le CGEIET et l’ARCEP)
Différences d’équipement, mais aussi en termes d’usages qui semblent ne jamais réellement se résorber, tant chaque nouveauté technologique contribue à recréer et à déplacer « le fossé numérique » générationnel. Cette barrière d’âge est d’autant plus notable que, dans le même temps, les inégalités d’accès au numérique liées aux revenus, au diplôme, ou à l’agglomération de résidence ont tendance à se résorber [11] [15]

L’écriture et la lecture développent notre intelligence cristallisée ou séquentielle qui permet, sur la base de nos connaissances et capacités acquises, de coder nos pensées, de les ordonner dans une succession et de les automatiser. Mais les images et les mondes numériques développeraient l’autre forme d’intelligence - l’intelligence fluide -, qui favorise une perception globale et adaptative des informations perçues et ne dépend pas des apprentissages. (Serge Tisseron, Revue Sciences Humaines, n° 252, octobre 2013, p34, d'après la typologie de R. Catell, 1966). Les deux sont complémentaires et en cela, l’ordinateur, la tablette, le smartphone engendreraient bien une génération de mutants.

Ensuite, les conséquences des usages du numérique sur la sociabilité [16] des adolescents inquiètent toujours alors que les données montrent toutes aujourd’hui que ces nouveaux outils sont devenus indispensables à leur sociabilité, et donc à leur intégration sociale [11]. En fait, « les formes connectées et déconnectées de sociabilité se renforcent et se complètent bien plus qu’elles ne se concurrencent » (Johan Chaulet« Les usages adolescents des TIC*, entre autonomie et dépendance », Empan, n° 76 « Réseau Internet et lien social », 2009 ). C’est d’ailleurs l’opinion qu’en ont les principaux intéressés : en 2009, l’enquête menée par le CREDOC pour le CGEIET et l’ARCEP montre que 63% des 18-29 ans (et 75% des adolescents) considéraient important d’avoir accès à Internet pour se sentir intégré dans la société, contre 48% de leurs aînés.

31% des jeunes passant plus de deux heures par jour sur le web sont membres d’associations qui présentent un caractère engagé (associations étudiantes, mouvements de jeunesse, partis politiques, syndicats, associations confessionnelles, associations humanitaires ou environnementales, ou associations de consommateurs). La proportion est plus faible chez ceux qui sont moins présents sur le réseau (21%). Par ailleurs, la participation à des associations sportives ou culturelles chez les jeunes semble indépendante du temps passé sur Internet [11].
Une étude menée au canada établit que l’utilisation faite d’internet par cette population est composée en grande partie de clavardages ou chat (74%), puis du téléchargement (76%) et enfin des réseaux sociaux (51%) [17].
“Beaucoup des Gen Z ont grandi avec Myspace ou Facebook. Leurs mondes professionnel et social ont probablement convergé à cause de l’étendue de leurs interactions sociales, qui débordent sur toutes les facettes de leur vie. Alors que la génération précédente était capable de partitionner ces deux mondes, le “social” des Gen Z inclut automatiquement les entreprises qu’ils côtoient. Et la collaboration est inhérente à leur manière de penser.” [18]
De cette appétence pour le collaboratif à la «Sharing Economy», il n’y a qu’un pas : “Il s’agit d’un nouveau modèle de consommation où l’usage prédomine sur la propriété et qui prend tout son sens à l’heure du web social. Si je vous avais proposé il y a dix ans de cela de traverser la France dans la voiture d’un inconnu, d’échanger votre appartement le temps d’une semaine avec un avatar localisé aux Etats-Unis ou tout simplement d’acheter vos fruits et légumes en ligne, certainement que vous auriez décliné la proposition. Pourtant, ces modèles sont respectivement ceux de BlaBlaCar, Airbnb et La Ruche Qui Dit Oui, trois sociétés pleine d’avenir représentative de cette «Économie Collaborative»." [19]

Dans son interview auprès du Nouvel Économiste, G. Nurdin, directeur de la Paris School of Business décrit « ces jeunes qu’il côtoie tous les jours comme une génération d’incultes, sans mémoire, pour qui l'histoire commence avec Mark Zuckerberg, qui se complait dans la spontanéité de l’instant et qu’il qualifie de peu tolérante à la souffrance. (...) Normalement, on cesse de considérer que le monde est né avec soi dès que l’on sort de l’enfance et que l’on comprend qu’il existe un contexte autour de sa propre histoire. Or ce n’est pas le cas avec cette nouvelle génération". Cette perception pourrait s’appuyer sur l’inversion de l’effet Flynn, avancée par certains chercheurs [20], après avoir connu une augmentation continue tout au long du XXe s. dans les pays développés, le QI tend à se dégrader désormais. “Dans son dernier livre, intitulé The Shallows (Les bas-fonds), Nicholas Carr (essayiste américain, observateur des nouvelles technologies et de leurs effets sur la société) affirme qu’Internet affecte le fonctionnement de notre cerveau en “rebranchant ses câbles” et "nous pousse à privilégier un mode de pensée superficiel au détriment de l’analyse et de l’approfondissement.” [21]
Le journal Le Figaro remet quant à lui en cause “Les compétences de cette «génération numérique», qui sont «très superficielles» selon J.-M. Fourgous, député UMP, auteur d’un rapport sur les usages du numérique en 2012. “Ils passent essentiellement leur temps à échanger, s'amuser, flirter via les réseaux sociaux, à naviguer au hasard. Un usage qui peut être formateur mais qui est surtout récréatif. L’enquête PISA, selon cette source, montre un retard des jeunes Français dans l’acquisition d’une culture numérique, contrairement aux jeunes Suédois ou Norvégiens, qui savent davantage analyser, évaluer et faire la synthèse des diverses informations trouvées sur internet. Ces constats soulèvent évidemment la question de l’enseignement de ces capacités à l’école. [22] [23] [24]

Autre aspect souligné par G. Nurdin : le “système D” est une attitude extrêmement présente chez les jeunes adultes de 20-23 ans qui "préfèrent tout un faisceau d’incertitudes à une relation plus certaine mais plus douloureuse… Une accumulation d’approximations à une simple acceptation de l’effort. Résultat, quand ça se complique – avec son conjoint, son patron… -, on s’en va, tout simplement. On préfère être dans le renoncement que dans la résilience."
Cette dimension affective (les Gen Z seraient des “Emos” comme “Emotionnels” au sens de Benjamin Chaminade [25]), s’expliquerait par le paradoxe permanent de leur position entre liberté individuelle et besoin de réassurance. Laurent Brouat (LinkHuman, cabinet de conseil en stratégie de recrutement innovant), dans Le Nouvel Economiste, rappelle ce qu’il estime être la première vertu de cette génération montante : “Leur incapacité à tolérer l’idée d’une vie absurde", d’où leur "exigence de sens et d’éthique, d’authenticité et d’épanouissement, qui , en s’appliquant aussi bien à la sphère privée que professionnelle, contraint les entreprises à une remise en question ."[26]
Quoiqu’il en soit, des difficultés relationnelles sont effectivement notées dans cette catégorie d’âge : si 77% des personnes interrogées indiquent avoir beaucoup d’amis (proportion en baisse), 29 % disent avoir des difficultés relationnelles (+ 3points) [13]

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3. Génération Z et apprentissages
Mots-clés : autoformation, formation mixte, blog, capacité, collaboration, communication, confiance, connaissance, économie contributive, Génération Y, hypomnemata, individualisation, management participatif, méthodes actives, mobile learning, Mooc, organisation apprenante, pédagogie différenciée, personnalisation, réseaux sociaux, story telling, surcharge cognitive, web 2.0.

Une étude menée au canada établit que les internautes de la Génération C (ou Z) se situent en général sur un mode consultatif plutôt que participatif. L’outil informatique leur semble également un très bon facilitateur de leurs études. Par ailleurs leur approche de cet outil est très particulière : en effet 75 % d’entre eux trouvent les achats sur internet plus sécurisés et la moitié plus économiques que des achats en magasins traditionnels. Enfin ils ne comprennent pas pourquoi les téléchargements illégaux sont punissables. [13]
Autant de faits qui suggèrent le rôle d'accompagnement que doivent jouer les adultes vis-à-vis des Générations Z. “Les enfants n’ont pas une connaissance innée de ces technologies”, explique Ann My Thai, directrice adjointe du Joan Ganz Cooney Center, un centre installé à New York qui se propose d’étudier les applications pédagogiques des nouvelles technologies. “D’après les études effectuées auprès de jeunes adultes, nous savons déjà que le fait de faire plusieurs choses en même temps nous rend moins efficaces, car nous sommes moins concentrés. Nous devons donner [aux jeunes] des outils pour apprendre à naviguer et à hiérarchiser les informations. Il est essentiel de pouvoir exercer un jugement critique vu le volume d’information disponible.” [17]
Si de nombreux chercheurs contemporains en philosophie considèrent l'exploration comme positive pour les apprentissages (D. Berlyne, E. Gibson, D. Hebb, S. Papert ou J.Piaget, voir Lajoie, 2002), la recherche d’information peut amener l’infobésité, à savoir l’incapacité à retirer les connaissances et les informations pertinentes d’une grande masse de renseignements (Nelson, 1997).

Le multitasking est un comportement qui se développe du fait de la démultiplication des supports et des formats (auditifs, visuels). Cela entraîne tout d'abord un zapping de la phase d'analyse des inputs (l'information qui entre dans le cerveau), qui met les Générations Z en mode réaction plutôt qu'en mode analyse-action (qui serait beaucoup plus lent). D'où chez l'apprenant de gros risques de hors-sujet, de fréquents retours en arrière, qui au bout du compte nuisent à l'efficacité de l'apprentissage. Le multitasking, par l'amoncellement d'informations auditives et visuelles, accroît l'exigence d'informations très courtes, et de ce fait réduit considérablement la capacité de concentration des apprenants de la Génération Z, de même que leur tendance à remettre les tâches lentes et longues au lendemain. Cette surcharge cognitive perpétuelle finit par générer une tension telle que l'interaction avec les autres devient une gêne : les règles élémentaires de savoir-vivre sont alors vécues comme une perte de temps ou peuvent même être totalement inversées avec le cyberbullying.
Les neurosciences rappellent que le cerveau est bien monotâche, et qui plus est très émotionnel (Damasio, L'Erreur de Descartes : la raison des émotions, 1995) et social. Elles montrent aussi que l'efficacité passe par la capacité à soulager sa mémoire de travail en accroissant la vitesse de traitement des informations. Et pour traiter rapidement les informations, il faut entraîner la mémoire cristallisée, automatiser les tâches élémentaires avant d'en arriver aux plus complexes. Là encore, piste de travail pour le pédagogue.

"La véritable audace, dans l'art aujourd'hui, c'est de se déplacer, de passer à d'autres formes", déclare Y. Michaud, auteur de l'Art à l'état gazeux (2003). Les Digital Native sont bien des explorateurs-nés, empruntant avec bonheur les bifurcations, croisements autres chemins de traverse. En cela ils sont tous des artistes potentiels, introduisant de la créativité là où il n'y en avait pas.
Mais, pour Jaron Lanier, la standardisation des contenus et des comportements numériques porte en elle également un risque d'écrasement de la singularité individuelle par la force des masses anonymes. Pire, en communiquant par et avec des algorithmes, les êtres humains appauvriraient leur humanité. La technologie n’est ni vertueuse ni corruptrice en elle-même, elle vise seulement à rendre nos activités plus efficaces. Formateurs et Génération Z auront à s'interroger sur la hiérarchie des valeurs : le principe d'efficacité doit-il effacer tout le reste ? Sans quoi, les Génération Z peuvent dériver vers la technodépendance, nouvelle forme d'addiction très étudiée dans la Revue de recherche Cyberpsychology.
Face à ces risques, Jaron Lanier propose trois remèdes pour les Génération Z (et leurs formateurs) : rester critique, se méfier de l’hyperspécialisation et garder l’humain au centre du problème. Autrement dit, préserver leur singularité, en conservant leur créativité, ou encore leur aptitude à contribuer à la création des artefacts-supports de leur mémoire (individuelle et sociale).

On peut entrevoir quelques pistes concernant l’adaptation des méthodes pédagogiques à cette génération Z :
1 – Utilisation d’outils interactifs comme support d’apprentissage.
2 – Proposer des ressources pédagogiques pour le travail personnel à la maison (capacité d'autoformation)
3 – Proposer des projets de pédagogie collaborative en ligne (collaboration)
4 – Favoriser un apprentissage visuel, avec des méthodes actives centrées sur l’exploration, la découverte et la recherche, plutôt que sur un enseignement basé sur l’écoute
5 – Faire que l’apprentissage soit un jeu
6 – Favoriser la pensée critique et la résolution de problèmes, et les capacités à rechercher l’information pertinente et à savoir l’analyser
7 – Développer la capacité d’orientation professionnelle
8 – Entretenir leur attention.
[27]
Pour autant, une réflexion doit être menée quant au positionnement du formateur : ses choix pédagogiques doivent-ils systématiquement aller dans le sens du multitasking (plus d'informations, toujours plus diversifiées et rapides, et donc courtes) ? Ou doit-il réfléchir à sa posture de médiateur, réorientant les apprentissages sur les capacités informationnelles, la capacité de concentration, les attitudes et les interactions sociales ?

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4. Génération Z : un mythe ?
Pour Wikipedia, “Un mythe est un récit qui se veut explicatif et surtout fondateur d'une pratique sociale. Il est porté à l'origine par une tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes.”
"On voit bien que la désignation de la génération Z passe par un récit collectif, plutôt que par la recherche de données vérifiables. Si le mythe de la guerre des âges est éternel et viable d’un point de vue symbolique (l’adolescent doit construire et raconter un conflit avec ses parents pour devenir lui-même une grande personne), l’erreur serait aujourd’hui de le transposer dans la réalité sociale.(...) Certes, c’est aujourd’hui le jeu favori des marketeurs en tout genre que de fabriquer des générations: Y, X ou Z, génération morale, génération Facebook, etc. mais ce qui frappe est surtout l'épuisement du fait générationnel entendu au sens rigoureux du terme”, estime Pierre-henri Tavoillot, maître de conférences en philosophie à l’Université Paris IV-Sorbonne. “Car, pour «faire génération», il faut à la fois un marqueur historique (guerre, résistance, révolution...) et une conscience collective qui accompagnent l’entrée dans la maturité d’une cohorte. S’il y a toujours bien-sûr des cohortes, il me semble difficile de parler de génération au sens de cette identité de conscience pour ce qui est de la jeunesse occidentale «post-soixant-huitarde». L’Histoire (avec un grand «H») s’étant heureusement pacifiée, elle a cessé d’être un fournisseur officiel de marqueurs générationnels.” Selon lui, nous inventons le récit de la rupture générationnelle, comme autant de scénarios de défiance, simplificateurs et réducteurs, qui “nous permettent de donner sens aux difficultés du présent et de lire le réel”. [28]

Ce qui frappe, c’est en effet la force de ce mythe, quelles que soient les périodes : “Les jeunes seraient en effet « plus fragiles, moins solides, ayant perdu un certain goût de l’effort, de la discipline », « leur méfiance et leur inquiétude s’exprimeraient dans leurs exigences contradictoires de sécurité de l’emploi et d’aventures, dans leur refus du commandement et leur désir de responsabilités élevées, dans leurs intérêts individualistes et leur goût pour le travail de groupe. Enfin, « ils voudraient consommer tout de suite, arriver à des niveaux de salaires élevés et du coup poseraient leur problème de carrière et de promotion ». De quand datent ces observations ? De 2006 au moment du CPE ? De 2009 en plein cœur de la crise ? Non, de 1972, à la fin des Trente Glorieuses !”, relève malicieusement Denis Monneuse, chercheur au Centre Edgar Morin / EHESS / CNRS.
De fait, “après la vague du marketing générationnel, les partisans du marketing « sans âge » sont de plus en plus nombreux aux États-Unis. L’idée est de trouver des dénominateurs communs à l’ensemble des générations que l’on souhaite cibler, estime Frédéric Serrière, conseiller en stratégie des firmes. [29]

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5. Conclusion
La Génération Z désigne la cohorte d’individus nés après 1990. Il s’agit avant tout d’une représentation collective, répondant au besoin de simplifier une réalité de plus en plus complexe, de moins en moins contrôlable, de la part des acteurs du marketing, du management, des ressources humaines, des médias et de l’éducation. Ne parle-t-on pas déjà de désigner la génération post-génération Z ? (“La solution la plus logique ne serait-elle pas de repartir du début et de parler d’une « génération A » ?")
Cette représentation globalisante a le défaut d’occulter les disparités bien réelles entre les membres de cette génération (genre, revenu, emploi, logement, territoire, capital culturel et social…) ou vis-à-vis des générations précédentes. Elle efface aussi la part de singularité qui constitue chaque individu, quelle que soit sa génération.
Pour autant, les Digital Native constituent bien une génération particulière, pour être la première à vivre dans l’immersion technique depuis le jour de leur naissance. La technique est effectivement un prolongement de leur corps. Ils ont construit leur personnalité par des expériences d’un nouveau genre : leur corps interagit avec un monde dématérialisé, déterritorialisé, et paradoxalement beaucoup plus relié au collectif.
Nous commençons à percevoir les risques d’un fantasme de toute puissance de l’esprit , voire de la technique, sur le corps. Surcharge cognitive et distraction permanente menacent la capacité de concentration des Génération Z. Leur quête d’identification sur les réseaux sociaux peut dissoudre la part unique de leur personnalité, écrasée par le conformisme. Mort de la singularité mais aussi des cultures.
Le concept de “Génération Z” a donc le mérite, dans son apparente simplicité réductrice, d’attirer notre attention sur un vrai changement de paradigme (vision du monde - T. Kuhn, 1962). Désormais les êtres humains se construisent dans l’interface avec la machine : ils développent leur mémoire procédurale (algorithmique) ; la technique permet un essor sans précédent du lien social : interaction, libre appartenance, autonomie et structure horizontale génèrent une nouvelle forme d intelligence collective.
Les questionnements dans le domaine des apprentissages résonnent comme autant de défis :
- Reste-t-il une place pour l’apprentissage des savoirs encyclopédiques ? Si oui, quel est leur statut par rapport à l’image ? à l’apprentissage des procédures ?
- Comment concilier l’extension du lien social immatériel, déterritorialisé, et la tolérance pour la lenteur, l'autorité, les difficultés inhérentes au lien social dans le monde réel ?
- Comment enrichir les apprentissages (images et son, hypertexte, travail collaboratif, créativité) sans produire en même temps de la surcharge cognitive ?
"Le nom de mon héroïne n'indique pas "quelqu'un de sa génération "... Unique, Petite Poucette existe comme un individu, comme une personne, non pas comme une abstraction." (M. Serres, Petite Poucette, 2012). La question ultime porte bien sur la capacité des apprentissages à contribuer au processus d’individuation des enfants de la Générations Z, dans le monde qui est le leur. Reste à imaginer les guides de navigation dans les archipels numériques.


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6. Sources

BACH Jean-François, HOUDE Olivier, LENA Pierre, TISSERON Serge, L’enfant et les écrans. Les avis de l'Académie Des Sciences, Le Pommier, 2013
BOYD danah, MARWICK Alice, The drama! Teen conflict in networked publics, paper presented at the Oxford Internet Institute Decade in Internet Time Symposium, September 22, 2011
CIVIN Michel, Psychanalyse du net, Hachette, 2003
COLE Helena, GRIFFITHS, Mark D., Social Interactions in Massively Online Role-Playing Gamers, Cyberpsychology an Behavior, X, 2007
GREFFE X., SONNAC N., CultureWeb?, Dalloz, Paris, 2008
HUERRE Patrick, VIROLE Benoît, Cybercultures, Enfances et Psy, 2012
HOIBIAN Sandra, Les jeunes d’aujourd'hui : quelle société pour demain ? Les jeunes et les technologies de l'information et de la communication, Cahiers de recherche du Credoc, 116 <http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C292.pdf>, 2012
HUSSAIN Zaheer, GRIFFITHS Mark D., Gender swapping and socializing in cyberspace. An exploratory study, Cyberpsychology an Behavior, XI, 2008
IYENGAR S. & LEPPER M., When choice is demotivating : can one desire too much of a good thing, Journal of Personality and Social Psychology, 2000
MAFFESOLI Michel, Imaginaire et postmodernité, Éditions Manucius, 2013
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Vidéo résumant le passage de la génération Y à la génération Z : http://www.youtube.com/watch?v=ujTfchZgVLE


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Notes et références
1. http://usatoday30.usatoday.com/money/advertising/story/2012-05-03/naming-the-next-generation/54737518/1
2. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon02150
3. http://www.rayonnementducnrs.com/bulletin/b42/vieillissement.pdf
4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee
5. http://blogsimplement.blogspot.fr/2012/03/vive-lutopie-la-generation-z-change-le.html
6. http://blogs.forrester.com/tracy_stokes/13-02-12-who_is_generation_z_what_marketing_leaders_need_to_know_to_build_their_brand_with_this_new_generation
7. http://www.cmswire.com/cms/customer-experience/forrester-report-change-your-marketing-approach-for-generation-z-019685.php
8. http://www.foodinspiration.fr/archives/magazine21fr/#/6/La-gn%C3%A9ration-Z-frappe-fort
9. http://chronicle.com/article/The-Millennial-Muddle-How/48772/
10. Mauger Gérard. « La jeunesse n’est qu’un mot ». A propos d’un entretien avec Pierre Bourdieu. In: Agora débats/jeunesses, 26, 2001. Les jeunes dans la société de l’information. pp. 137-142. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/agora_1268-5666_2001_num_26_1_1924
11. Hoibian, Sandra, ‘Les Jeunes D’aujourd'hui : Quelle Société Pour Demain ? Les Jeunes et Les Technologies de L'information et de La Communication ’, Cahiers de recherche du Credoc, 2012, http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C292.pdf
12. http://youtu.be/fP5z-rKfYag
13. Forum Adolescences 2013, “Adolescent Aujourd’hui, Adultes Demain”, enquête réalisée par l’IPSOS, la Fondation Pfizer, le Ministère de l’Education Nationale et l’Inserm, http://www.ipsos.fr/sites/default/files/attachments/resultats_enquete_ipsos_forum_adolescences_avril_2013.pdf
14. http://www.arcep.fr/fileadmin/uploads/tx_gspublication/rapportcredocdiffusiontic2011.pdf
15. http://blogs.lexpress.fr/infolab/2011/08/02/pour-la-generation-z-internet-facilite-la-vie-reelle/
16. Aptitude à vivre en société selon le CNTRL, http://www.cnrtl.fr/lexicographie/sociabilit%C3%A9
17. Rapport Génération C du CEFRIO, collectif québécois de chercheurs et industriels (2009), à l’origine de l’expression “Génération C”, http://www.cefrio.qc.ca/publications/numerique-entreprise/generation-c/
18. http://collaborativeinnovation.org/a-gen-z-a-new-class-of-entrepreneurial-collaborative-geeks/
19. http://www.covoiturage.fr/blog/presse-et-medias"
20. Jessica Nicollet, Caroline Julie Guillen, Anne-Christine Jouhar et Jérôme Rossier, « Performance aux tests d’intelligence : vers une inversion de l’effet Flynn ? », Revue L'orientation scolaire et professionnelle, 38/3 | 2009, http://osp.revues.org/2109
21. http://www.courrierinternational.com/article/2010/11/04/generation-z-le-fin-du-fin-technologique
22. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/04/05/01016-20120405ARTFIG00919-generation-z-des-connaissances-superficielles.php
23. http://www.lenouveleconomiste.fr/nous-sommes-face-a-une-generation-de-confort-14843/
24. http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/edito/detail/article/generation-z-generation-poisson-rouge.html
25. Les Gen Z seraient des “Emos” comme “Emotionnels” au sens de Benjamin Chaminade, http://www.journaldunet.com/management/expert/45013/la-generation-z--emos-ou-echo-boomers-entrent-en-scene.shtml
26. http://www.lenouveleconomiste.fr%2Fgeneration-z-14478%2F&sa=D&sntz=1&usg=AFQjCNH66PYZA2Gzz_USETMk5sNeB0494g
27. http://www.pedagogeeks.fr/archives/1288
28. http://www.societal.fr/77/tavoillot_societal77.pdf
29. http://www.thematuremarket.com/baby_boomers/marketing-sans-age-ageless.pdf

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Version du : 5 novembre 2013
Équipe de rédaction : Romain Lefort , Laure Le Gurun, Catherine Manrot-Serra

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